dimanche 24 septembre 2006

Stratégie

Cher ami, vous m’avez mis devant un défi et je relève le défi, d’ailleurs comme toujours sauf exception.

Cher ami, je peux vous écrire un livre sur l’éducation ou/et l’enseignement ; nonobstant, je n'ai ni le temps ni l’envie car d’autres l’ont fait, brillamment, avant moi. Et ça ne sera, pour paraphraser un de mes chers amis, que du congelé réchauffé.

Mais pour nourrir le débat, je participe sur le terme « stratégique », c’est un adjectif qui décrit l’importance essentielle d’un sujet. Du grec stratêgikos (1823), il concerne la stratégie (du grec stratêgia, 1562).

Alors, qu'est-ce que la stratégie ?

Si je dois résumer la stratégie en une seule et petite phrase, alors ça sera « Ensemble d'actions coordonnées. ». Cette définition est utilisée le plus souvent dans la théorie de la décision.

Stratégie, initialement, art de la préparation et de la conduite des guerres. À l'époque contemporaine, la stratégie a envahi les sphères politique (stratégie électorale), économique (stratégie d'entreprise) et sociale (pédagogie de l’enseignement). De spécialité militaire, la stratégie est ainsi devenue transdisciplinaire. Elle consiste d'abord à définir des finalités générales que l'on cherche à atteindre par la combinaison de tous les éléments à la disposition des acteurs, qu'il s'agisse ou non des États. Elle implique également une étroite intégration des facteurs économiques, politiques, culturels et sociaux. Elle s'oppose en cela à la tactique, qui est l'art de disposer et de manœuvrer des forces ou des éléments sélectifs pour atteindre un objectif ou une fin limités dans le temps et l'espace. A noter que le mot tactique s'emploie lorsque des bâtiments ou une escadre sont arrivée au contact de l'ennemi.

À l'âge de la dissuasion nucléaire et de l'affrontement idéologique et politique entre les deux blocs atlantique et soviétique, la stratégie a eu pour principale finalité la désagrégation morale de l'adversaire. Elle est alors devenue une méthode de pensée s'appliquant bien au-delà de la sphère militaire, la guerre n'étant plus qu'un mode parmi d'autres pour élaborer une « stratégie intégrale » portant sur les projets et les philosophies politiques des adversaires en présence.

Aujourd'hui, dans un monde devenu légèrement plus fluide mais toujours incertain, de nouvelles définition et utilisation de la stratégie sont apparues, qui en diminuent relativement le caractère intégral de l'époque de la guerre froide. Et la stratégie devient l’ensemble des choix, d'objectifs et de moyens qui orientent à moyen et à long terme les activités d'une personne, d'un groupe, d'une entreprise ou d'un organisme…ou pour faire court une organisation.

C’est tout l’art de supputer les points faibles de l'adversaire, d'évaluer les forces en présence, de mettre à profit la conjoncture, de choisir les moments appropriés pour faire des offres ou des concessions, de mettre de l'avant des propositions, de recourir à des menaces ou d'accepter une règle à point nommé à l'occasion de la préparation, de la présentation et de la discussion de projets d’accord. Alors que la stratégie embrasse l'ensemble du plan d'action, la tactique regarde son application concrète dans les cas particuliers.

Lorsque la stratégie épouse la planification elle devient méthode de prévision, d'exécution et de contrôle qui a pour objet la réalisation optimale des objectifs fixés. Opération qui consiste à faire l'appréhension des objectifs et la reconnaissance des cheminements logiques qui les concrétisent.

Une stratégie est dite implicite lorsque, non manifestée ex ante, elle reste enfouie dans les convictions personnelles de certains dirigeants et ne sert qu'aux justifications ex post. Elle est explicite lorsque son expression est suffisamment claire pour servir de guide à l'action des principaux dirigeants. En conséquence, une stratégie explicite appelle une description détaillée tant qualitative que quantitative des fins, des forces et de leur déploiement.

La Stratégie est dite d’entreprise lorsqu’elle traduit les orientations générales envisageables pour atteindre ses buts dans un environnement donné et face à une concurrence donnée. Le choix de ces orientations doit tenir compte d'éléments tels que : menaces et opportunités inhérentes à l'environnement, forces et faiblesses de l'unité économique, valeurs personnelles des principaux responsables de la mise en oeuvre de la stratégie, attentes des consommateurs à l'égard de l'unité économique. Les choix d'objectifs et de moyens visant à orienter les activités et structures de l'ensemble de l'entreprise ou du groupe précisent le taux de croissance visé, le champ de l'expansion et ses directions, les forces majeures et les avantages compétitifs à exploiter.

La stratégie est dite globale lorsqu’elle assure le déploiement d'une organisation dans des secteurs d'activité porteurs d'avenir. Cette stratégie consiste à sélectionner des activités et à répartir entre celles-ci des ressources qui sont toujours limitées.

Lorsque la stratégie touche l’éducation elle devient prévision et préparation souples des phases successives de la mise en oeuvre d'une innovation ou d'une recherche de quelque envergure dans le domaine de la pédagogie. L'introduction dans les écoles d'une initiative importante dépend de la réalisation de conditions préalables qui exigent une durée différente (ex. : l'édition de livres, la fabrication de matériel didactique, la préparation du personnel, l'élaboration d'instruments de contrôle). Le passage d'une étape à la suivante suppose une coordination souvent extrêmement délicate et le moindre hiatus peut compromettre un travail préalable de plusieurs années. C'est pourquoi les responsables, contrairement aux pratiques de la planification impérative, prévoient dans leurs projets des mesures destinées à corriger rapidement des difficultés inattendues (ex. : réserves budgétaires, moyens de transport, dépôts de matériel, personnel de suppléance, contrôles objectifs à chaque phase de l'action).

Termes apparentés : gestion stratégique, planification stratégique, stratégie générale, stratégie globale, stratégie concurrentielle, stratégie d'alliance, stratégie d'imitation, stratégie d'innovation, stratégie de contournement, stratégie de coopération, stratégie de coût, stratégie de diversification, stratégie de pénétration, stratégie de prix, stratégie de production, stratégie de rupture, stratégie défensive, stratégie générique, stratégie industrielle, stratégie marketing, stratégie offensive…

Enfin, la stratégie est l’art d'organiser et de coordonner un ensemble d'opérations pour parvenir à un but. Et même la définition militaire à un sens suprasectoriel qui décrit la stratégie comme l’art de la coordination de l'ensemble des forces d'un pays pour préparer et organiser une défense. Et la meilleure façon d’assurer cette protection est, avant tout, par le savoir ; autrement dit, par l’éducation et l’enseignement.

J’espère, cher ami, avoir rependu à vos interrogations.

Bibliographie (cette bibliographie est relativement ancienne mais loin d’être désuète) :

1. Centre international du droit des affaires. Lexique pratique commercial : 3 000 définitions, 300 abréviations usuelles, traduction de 650 mots anglo-saxons, bilan visualisé. Paris, Regif, 1973, p. 380.

2.Comité d'étude du vocabulaire du marketing, 1979.

3.Conso, Pierre et autres. Dictionnaire de gestion financière : avec lexiques français-anglais et anglais-français. Paris, Dunod, 1979, p. 355.

4.Conso, Pierre et autres. Dictionnaire de gestion financière : avec lexiques français-anglais et anglais-français. Paris, Dunod, 1979, p. 409.

5.Desgagné, Julie. Terminologie fondamentale de la comptabilité de management : anglais-français. - Hamilton, Ontario : Société des comptables en management du Canada, 1994, p. 69.

6.Desgagné, Julie. Terminologie fondamentale de la comptabilité de management : anglais-français. - Hamilton, Ontario : Société des comptables en management du Canada, 1994, p. 68.

7.Desgagné, Julie. Terminologie fondamentale de la comptabilité de management : anglais-français. - Hamilton, Ontario : Société des comptables en management du Canada, 1994, p. 15.

8.Dictionnaire Gruss de marine. 5e éd. Paris, Éditions maritimes & d'Outre-mer, 1978, p. 286.

9.Dion, Gérard. Dictionnaire canadien des relations du travail. - Québec : Presses de l'Université Laval, 1976, p. 336.

10.Filkins, James H.; Caruth, Donald L. Lexicon of american business terms. - New York , Simon and Schuster, 1973, p. 122.

11.Hotyat, Fernand ; Delepine-Messe, Denise. Dictionnaire encyclopédique de pédagogie moderne à l'usage des enseignants, des éducateurs et des parents. - Avec la collab. de Charles Touyarot. Paris, Nathan, 1973, p. 292.

12.Kotler, Philip. Marketing management : analysis, planning and control. 2nd ed. Englewood Cliffs : Prentice-Hall, 1972, p. 234.

13.Kotler, Philip. Marketing management : analysis, planning and control. 2nd ed. Englewood Cliffs : Prentice-Hall, 1972, p. 369.

14.Lendrevie, Jacques et autres. Mercator, théorie et pratique du marketing. Paris, Dalloz, 1974, p. 307.

15.Ménard, Louis; Arsenault, Murielle; Joly, Jean-François. Dictionnaire de la comptabilité et de la gestion financière : anglais - français avec index français - anglais. - Avec la collab. d'Henri Olivier et autres; publié en collab. avec l'Ordre des experts comptables et des comptables agréés de France et l'Institut des réviseurs d'entreprises de Belgique – Toronto ; Montréal : Institut canadien des comptables agréés, 1994.

16.Meta : Journal des traducteurs = Translator's journal. - Montréal, Presses de l'Université de Montréal. - vol. 15, n° 4, décembre 1970, p. 222.

17.Meta : Journal des traducteurs = Translator's journal. - Montréal, Presses de l'Université de Montréal. - vol. 15, n° 4, décembre 1970, p. 224.

18.Microsoft Corporation. collection Microsoft Encarta. 1993-2003.

19.Oliver, A.L., ss la dir. de. Recherche opérationnelle : vocabulaire français-anglais, anglais-français = Operational research : English-French, French-English vocabulary. - Avec la collab. de J. Abadie et autres. Paris, Dunod, 1967, p. 126, autre mention : part II.

20.Ontario. Ministère des Services sociaux et communautaires. Lexique = Lexicon. - [Toronto] : ministère des Services sociaux et communautaires = Ministry of Community and Social Services, 1991, p. 32.

21.Québec. Ministère des affaires municipales. Direction générale de la prévention des incendies. Dictionnaire anglais - français de la prévention des incendies. Québec, Éditeur officiel du Québec, 1975, p. 142.

22.Sylvain, Fernand. Dictionnaire de la comptabilité et des disciplines connexes. - Avec la collab. de Murielle Arsenault... [et autres] - 2e éd. ent. rev., corr. et augm. - Toronto : Institut canadien des comptables agréés ; Paris : Ordre des experts comptables agréés ; Bruxelles : Institut des réviseurs d'entreprises, 1982, p. 376.

23.Sylvain, Fernand. Dictionnaire de la comptabilité. - Avec la collab. de Murielle Arsenault et de Marie-Eva de Villers-Sidani. - Toronto, Institut canadien des comptables agréés - 1977, p. 155.

24.Tézénas du Montcel, Henri. Dictionnaire des sciences de la gestion. - France, Mame - 1972, p. 305.



NB : Comme on dit au Niger « ne nous faites pas croire que dans l’eau il n’y a que des hippopotames et des crocodiles ».

jeudi 21 septembre 2006

Fénéquie

Clin d'œil à un ami que je ne connais pas encore

Je vous raconterai gratuitement mes pérégrinations et celles d'autres Algériens et amis à travers le monde. Je vous raconterai également leurs tribulations, leurs aventures et mésaventures, mais aussi leur roublardise et débrouillardise. Vous connaîtrez des gens futés, habiles et dégourdis. Peut-être qu'un jour comprendrez-vous qu'on ne vit qu'une fois, alors autant en profiter. Je vous tiendrai en haleine. La Russie, l'Inde, le Danemark, le Liban, la Lettonie, le Maroc ou tout autre pays du monde regorgent de gens merveilleux. Enfin, je vous dis simplement vivons à fond et à notre façon. Si les voyages ne vous forment pas, soyez certains qu'ils ne vous déforment pas. « Ce n'est qu'en parcourant les cieux que le croissant devient pleine lune » ce proverbe arabe a eu raison de moi. Attachez vos ceintures, décollage immédiat.

Chez nous, en Fénéquie, le problème de la liberté d'expression est dépassé. La liberté dont nous jouissons est "lasérisée". N'essayez pas de bloquer cette liberté. Elle fore, découpe, fend et fond tout ce qui essaie d'entraver sa marche glorieuse.

La suite sur : http://vagabonddumonde.dzblog.com/

mercredi 20 septembre 2006

lundi 18 septembre 2006

Les élites algériennes

Les élites algériennes entre l’exil volontaire et l’émigration choisie


Le départ à l’étranger de chercheurs de haut niveau, de médecins spécialistes, de grands économistes et autres spécialistes dans leur métier est devenu une plaie pour l’économie algérienne depuis longtemps.

Dès l’indépendance, la politique volontariste de formation à l’étranger, du reste nécessaire, a ouvert à beaucoup de cadres des perspectives d’installation dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord. Mais le phénomène de la fuite des cerveaux n’est devenu perceptible et contraignant que vers la fin des années 80. Et c’est la conjugaison de plusieurs facteurs et de comportements à leur égard qui a amené ces compétences à quitter le pays. Car l’émigration du cadre n’est pas due uniquement aux conditions de sa propre vie sociale, mais aussi à celles qui entourent son travail: la marginalisation ressentie, la place réservée à la science et à la connaissance dans le développement, ainsi que l’absence d’évaluation par le travail sont autant de raisons qui participent au départ des compétences. Cette ressource humaine est donc souvent amenée à s’expatrier pour faire valoir son savoir-faire dans un cadre offrant de meilleures garanties pour sa progression.

Le phénomène existe dans beaucoup de pays en développement. Mais il est inquiétant chez nous parce qu’il concerne un grand nombre, et surtout parce que la tentation du départ se généralise maintenant à toutes les catégories sociales. Malgré cela, la question n’est toujours pas appréhendée: se sentant méprisés, marginalisés ou simplement à la recherche d’une meilleure qualité de la vie, beaucoup d’Algériens diplômés, ou ayant accumulé une grande expérience, continuent à quitter le pays. De plus, des facteurs nouveaux, endogènes ou exogènes comme la politique française d’émigration choisie, viennent aujourd’hui aggraver la situation et risquent de vider nos universités de leurs enseignants-chercheurs, nos hôpitaux de leurs spécialistes et, de façon générale, notre économie de ses experts et de son meilleur encadrement.

En effet, alors que l’Algérie n’a pas encore réussi à définir une politique qui limiterait les dégâts causés par cette émigration des élites, certaines mesures prises par le secteur de l’Enseignement supérieur risquent d’encourager le phénomène, quand elles ne sont pas bien prises en charge par les établissements, à la base. Les récentes décisions de renforcement de la formation à l’étranger, présentées comme susceptibles d’améliorer quantitativement et qualitativement l’encadrement de l’Université algérienne, ne vont-elles pas produire l’effet inverse de ce qui est recherché ? D’abord, parce que la formation à l’étranger, telle que pratiquée par le passé et reconduite aujourd’hui, n’a pas été une grande réussite, relativement aux moyens consentis par l’Etat. Ensuite, les stages à l’étranger sont aujourd’hui répartis sur la base de critères considérés comme « socialement » justes, consistant en la division d’un quota global par le nombre d’enseignants demandeurs, sans aucun critère scientifique. Comme ce mode de répartition ne changera sans doute pas sous la pression d’un certain syndicalisme, il n’y a alors aucune raison de croire en l’efficacité des stages à l’étranger, même en grand nombre.

Par ailleurs, beaucoup des 17.000 maîtres-assistants s’inscriront à la demande de détachement de trois ans, avec pour première conséquence le recul de la soutenance jusqu’au bénéfice de ce «nouveau droit»: le détachement à l’étranger. Et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, ces dispositions encourageront la fuite des cerveaux, phénomène déjà considéré comme l’une des plaies de l’Université algérienne. Le constat fait à la fin des années 80 montre que de nombreux boursiers ne reviennent pas ou ne soutiennent aucune thèse. De plus, la tentation de «partir d’ici» est, aujourd’hui, beaucoup plus grande et le piège pour «rester ailleurs» va en grandissant.

La France , qui reçoit le plus grand nombre de nos stagiaires, a déjà annoncé les facilitations des séjours permanents à ce genre d’immigrés diplômés. Alors, les stages de quelques mois et détachements de trois années n’auront pas d’effet remarquable sur la cadence des soutenances de doctorat en Algérie, mais permettront plutôt à certains de rester définitivement à l’étranger.

C’est pourquoi, les formations à l’étranger qu’il faut consentir doivent se situer dans le cadre d’une coopération où l’institution et le pays d’accueil s’engagent sur le retour du stagiaire. C’est une pratique en vigueur dans certains pays en voie de développement. Il y a lieu, également, de multiplier et de revaloriser les congés scientifiques, parce qu’ils encouragent la publication et la participation aux rencontres scientifiques internationales et permettent le maintien au contact du développement scientifique universel.

Et puis, les vraies solutions résident, à notre avis, dans le renforcement et l’amélioration des capacités de la recherche et de la post-graduation locales, seules sources d’un développement durable. L’implantation, déjà initiée, d’écoles doctorales menées localement par des équipes mixtes, est une de ces solutions. Il est aussi intéressant d’agir sur toutes les autres conditions de travail qui permettent aux thèses d’avancer plus vite, en donnant du sens au diplôme soutenu, notamment en revalorisant les salaires selon les grades. Cela créerait réellement de l’émulation. En réalité, ce sont l’environnement défavorable de la recherche et le nivellement des salaires par le bas qui empêchent les doctorants d’avancer normalement.

D’un autre côté, la réorganisation des diplômes en système LMD (Licence, Mastère, Doctorat) peut aussi participer à l’aggravation de la situation. C’est pourtant une réforme nécessaire puisque ce système se généralise de par le monde. Mais la simple duplication du système LMD étranger sans adaptations aux besoins du pays, comme il semble se faire actuellement, ne fera que faciliter le départ à l’étranger de nos étudiants. Cette méthode, qui se suffit d’aligner formellement les diplômes algériens sur ceux de l’étranger, n’améliorera en rien le niveau de nos diplômés. Car le système LMD, fondant l’essentiel de la formation de l’étudiant sur lui-même, exige pour son application des conditions particulières de mise en oeuvre. La question des moyens matériels et humains nécessaires à un encadrement académique et scientifique adéquat en est la principale. Le LMD algérien doit, dans son architecture et son contenu, tenir compte des conditions et spécificités du pays. Par exemple, les licences professionnelles doivent répondre à nos propres besoins de développement.

D’un autre côté, le maintien de l’orientation scientifique de notre système d’enseignement, avec ses 70% de bacheliers scientifiques et techniques, ne répond plus à la situation de l’Algérie. A l’inverse, cet avantage peut servir les universités et laboratoires étrangers qui connaissent, depuis quelques années déjà, un déficit important en scientifiques.

Le problème de la fuite des cerveaux va donc se compliquer davantage avec l’entrée en vigueur de la mondialisation et de ses corollaires, comme l’émigration choisie. Ce nouveau concept, par ailleurs déjà appliqué par certains pays comme le Canada à l’endroit des Algériens compétents et francophones, videra l’Algérie de sa meilleure substance. Hier, la colonisation a pillé les ressources naturelles et exploité les hommes des pays pauvres; aujourd’hui, la mondialisation vise à piller les ressources humaines et à exploiter les richesses naturelles qui existent encore dans ces mêmes pays. Seule la méthode a changé.

Car les relations entre les pays du Nord et ceux du Sud ont toujours été conçues à sens unique, dans l’intérêt du plus fort. En témoigne le processus à suivre pour un pays comme l’Algérie pour accéder à l’accord d’association avec l’Union européenne: le texte de l’accord est standardisé et préparé à l’avance pour tous les pays candidats au partenariat, les étapes et le timing sont déterminés par l’Union européenne, ainsi que les conditionnalités. Alors que le concept même d’association devrait autoriser le futur partenaire à négocier le contrat, les relations commerciales, les conditions douanières et la circulation des marchandises et des personnes sont dictées par l’Union européenne.

Les pays du Sud devraient créer la solidarité nécessaire entre eux pour introduire de façon spécifique dans les accords les termes qui leur assureraient un développement durable. Par exemple, les pays du Maghreb auraient certainement obtenu plus d’avantages en négociant de façon solidaire leur partenariat européen. Parce que dans l’essentiel, leurs problèmes se ressemblent. De plus, la coopération ne doit plus concerner que les questions décidées par l’Occident, comme l’économie (la leur), la sécurité (la leur) et leur «démocratie». Des sujets comme l’accès au savoir et à la technologie, l’utilisation des compétences des pays du Sud et la sécurité des populations face aux divers dangers technologiques et nucléaires, sont des sujets qui doivent arriver à la «table des négociations» dans les partenariats futurs.

A propos de cette nouvelle menace d’émigration choisie, les futurs départs des compétences algériennes doivent être négociés avec les pays d’accueil. Leur formation par l’Algérie n’est pas uniquement un coût financier, mais le sacrifice de toute une société. La négociation doit être liée à la facilitation pour l’Algérie d’accéder à l’information scientifique, au transfert réel de certaines technologies, à l’implantation de laboratoires de recherches locaux et à d’autres compensations. La négociation doit aussi porter sur la définition d’un cadre qui permet à l’Algérien de l’étranger de continuer à servir son pays à partir de son lieu de travail. Car souvent, c’est la propre demande de cette «matière grise» algérienne basée à l’étranger.

Dans la recherche de solutions à ce départ de nos compétences vers l’étranger, l’approche relative aux élites scientifiques ne peut être la même que celle qui concerne ceux qui ont réussi en entreprise ou en affaires. Cette dernière catégorie est plus facile à faire revenir pour intervenir ou même s’installer en Algérie, dès lors que son intérêt se situe ici. Alors que le retour au pays des chercheurs et scientifiques reste peu envisageable en l’état actuel des choses. En tout cas, tant que la recherche scientifique n’est pas considérée comme un moyen de développement, et tant que l’Université n’est pas le «moteur» de la société. La solution résiderait alors dans l’utilisation de cette intelligentsia à partir de l’étranger, et à travers les compétences locales qui seront les passerelles avec le pays. D’ailleurs, il est plus facile d’investir à retenir ceux qui sont encore là en les revalorisant, plutôt que de faire revenir ceux qui sont déjà partis. Car pourquoi la même personne n’intéresse-t-elle que lorsqu’elle est de l’autre côté de la Méditerranée ou de l’Atlantique ?

Il est, bien sûr, fortement souhaité que les moyens soient aussi mis pour permettre une coopération scientifique, équilibrée et de haut niveau entre nos laboratoires et ceux de l’étranger où activent des compatriotes. C’est un moyen sûr pour faire intervenir ces derniers dans notre recherche et notre enseignement locaux. La direction de doctorats et de projets de recherche par les Algériens de l’étranger contribue réellement à l’épanouissement de l’Université. Dans d’autres domaines, l’utilisation de l’expertise des ingénieurs, des médecins, des architectes et d’autres spécialistes algériens de l’étranger, dans la conduite de projets industriels, économiques et autres, sera également bénéfique. Il s’agit de l’organiser.


Le Quotidien d’Oran, Mohammed Mebarki (Universitaire), 29 juin 2006.

dimanche 17 septembre 2006

L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR INTÈGRE LES TIC

Les pré-inscriptions universitaires et les recours peuvent s’effectuer par Internet


Les pré-inscriptions universitaires ainsi que les recours pour les nouveaux bacheliers peuvent s’effectuer à travers le réseau Internet, a annoncé, la semaine dernière, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. S’exprimant lors d’une conférence de presse, Mustapha Haouchine, directeur de l’Enseignement supérieur au ministère, a affirmé que « les pré-inscritpions universitaires pour l’année 2006, prévues du 3 au 15 juillet prochain, l’opération d’orientation et les recours se feront par Internet à travers trois sites ouverts au profit des nouveaux bacheliers ». Il s’agit de www.orientation.ini.dz, www.mesrs.dz et www.ini.dz. Selon lui, « cette opération a été lancée en 2005 puis généralisée cette année. Plus de 60% des bacheliers 2005 s’étaient inscrits par Internet dans les établissements universitaires ». Ainsi, le secteur de l’enseignement supérieur dans notre pays s’adapte aux mutations mondiales. En Tunisie par exemple, après avoir été expérimentée au cours des années écoulées, l’inscription à distance deviendra à partir de la rentrée universitaire 2006-2007 une opération obligatoire par le biais de laquelle tous les étudiants -qu’ils soient anciens ou futurs bacheliers- doivent effectuer leurs inscriptions dans les établissements d’enseignement supérieur dans lesquels ils sont affectés. Les nouveaux bacheliers en Algérie pourront accéder gratuitement aux sites installés au niveau de tous les établissements éducatifs. Pour sa part, la directrice de l’Institut national d’informatique (INI), en charge du déroulement des pré-inscriptions, Mme Derias, a indiqué dans une dépêche de l’APS que « la généralisation de cette nouvelle mesure par le biais d’un logiciel ultra-sophistiqué permettra de gagner beaucoup de temps et d’éviter les erreurs commises lors du transfert des informations des fiches de vœux aux ordinateurs ». Chaque lauréat doit entrer son numéro d’inscription et son numéro personnel mentionnés sur l’attestation de succès provisoire pour pouvoir effectuer son choix sur les sites web créés à cet effet. Après la diffusion des derniers résultats qui sont automatiquement transférés vers les universités concernées, les étudiants pourront constituer leurs dossiers administratifs après le retrait du document d’inscription disponible sur Internet. Le Conseil de gouvernement a entendu une communication du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sur la préparation de la prochaine rentrée universitaire 2006-2007. La communication retrace le dispositif arrêté pour la pré-inscription des bacheliers et les mesures prises au plan de l’organisation et des procédures, notamment l’amélioration du réseau informatique du secteur de l’enseignement supérieur dans le souci de la recherche d’une plus grande efficacité dans le traitement des demandes de pré-inscription formalisées par ce procédé et la protection et la sécurisation des données informatiques de ce réseau. A signaler qu’une journée d’information, des « portes ouvertes », a été organisée dans les universités, notamment à Bouzaréah, pour expliquer et initier les bacheliers aux rudiments de l’inscription en ligne. En tout cas, à partir d’aujourd’hui 3 juillet, il est possible déjà de connaître les résultats du bac avec Mobilis en envoyant le numéro d’inscription par SMS au « 6262 ».

IT Magazine, 09 juillet 2006.

Tlemcen

Une avant-première en sécurité informatique à Tlemcen
« Il y a 10 ans, on disait : si un désastre survient... Maintenant, on dit : quand le désastre survient, car, le risque zéro n’est qu’utopie », dit l’expert algérien, docteur en informatique de l’université de Moscou, résidant à Montréal, M. Anwar Borsali.

L’université Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen vient de vivre un événement de taille : deux ingénieurs en informatique, Mlles Soraya Taleb et Fazilet Benmansour, encadrées par Anwar Borsali, Chafik Kara-Terki, enseignant au département informatique, ont soutenu un projet de fin d’études d’ingéniorat en informatique consistant à échafauder un plan de secours informatique pour l’application d’inscription des nouveaux bacheliers au sein de ladite université. Selon ses concepteurs, « ce plan est le premier du genre au niveau national, tous secteur confondus. » Selon, M. Borsali « l’élaboration d’un pareil plan est toujours possible même sans méthodologie, mais, il ne peut être efficace car il sera anarchique. » Et d’expliciter davantage : « Dans le monde, la dernière année, une entreprise sur dix a subi un incident fâcheux, une interruption de ses applications informatiques ou une panne suffisamment sérieuse pour l’empêcher de poursuivre normalement ses opérations. » L’on saura que des études statistiques montrent que « 50% des entreprises subissant un sinistre, et n’ayant pas prévu de solutions de secours, font faillite dans les cinq ans. » Selon cet expert, « un plan réussi est un plan clair, net et précis, suivant une méthodologie mondialement reconnue, comme celle du DRILL. » Et, justement, en 1998, le docteur Borsali a développé le premier logiciel au monde, administrant le plan de continuité des affaires englobant le plan de sécurité informatique. Pour ses travaux, il a été primé par les gouvernements du Québec et du Canada. Cet outil unique, qui est à sa cinquième version, est commercialisé dans 23 pays. Enfin, ce prodige algérien a réalisé une centaine de plan de sécurité informatique et de plan de continuité des affaires (PSI et PCA) en Amérique du Nord et en Europe... Et ce ne sera pas exagéré de dire que Mlles Taleb et Benmansour sont sur ses traces...

El Watan, C. Berriah, 04 juillet 2006.

TLEMCEN

Des étudiants planchent sur l’informatique pointue

Une thèse d’ingéniorat a été soutenue le 22 juin dernier à l’université Aboubekr Belkaïd de Tlemcen par Mlles Taleb Soraya et Benmansour Fazilet, encadrée par M. Borsali Anwar, un consultant expert international résidant à Montréal, et M. Kara-Terki Chafik, enseignant à la faculté des sciences de l’ingénieur, sur un thème original qui est au coeur des préoccupations de sécurité informatique des grandes entreprises mondiales aujourd’hui.
Le sujet de cette thèse a été inspiré aux deux étudiantes lors d’une série de conférences qu’a données cet expert à l’université de Tlemcen en mai 2005. Depuis une dizaine d’années, particulièrement en Amérique du Nord, les grandes entreprises et institutions se sont dotées d’un plan de secours informatique (PSI) validé à l’avance et permettant la continuité de systèmes informatiques essentiels en cas d’incident majeur imprévu sur leur site d’exploitation habituel pour des raisons aussi diverses qu’une défaillance des équipements ou des logiciels ou à cause d’un sinistre naturel ou une attaque par un virus informatique. Toujours gardé à l’abri à l’extérieur des entreprises, le PSI n’est actionné que pour pallier une «catastrophe» informatique de grande ampleur.
Le cas précis de la conception d’un PSI pour les inscriptions des nouveaux bacheliers à l’université de Tlemcen, en cas d’arrêt durable et imposé de son système informatique, a été ainsi étudié par les deux étudiantes et leur travail a reçu les félicitations du vice-rectorat chargé de la pédagogie. Selon M. Borsali, 80% des grandes et moyennes entreprises aux USA et au Canada ont prévu à l’avance un PSI qui peut être actionné en cas de nécessité. L’Europe accuserait un retard de 10 ans dans ce domaine. En Algérie, ces préoccupations de sécurité informatique sont encore à l’état embryonnaire. «Depuis le début des années 90, signale-t-il, la loi dite Sarbanes-Oxley impose aux grandes et moyennes entreprises en Amérique du Nord de se doter d’un PSI. Plus récemment, en France, la loi Bale 2 exige même des PME la mise en place d’un PSI. En 1998, M. Borsali a développé un logiciel d’un plan de secours informatique qui a été primé par le gouvernement du Canada et qui est commercialisé dans 23 pays. Il a réalisé en tout une centaine de PSI en Amérique du Nord et en Europe, comme celui de l’université du Québec à Montréal.

Le Quotidien d’Oran, Amine Bouali, 01 juillet 2006.

NOUVEAUX BACHELIERS

Ce qu’il faut savoir sur les inscriptions universitaires

La fiche de vœux, le résultat obtenu et la capacité d’accueil seront les seuls critères qui déterminent les inscriptions des nouveaux bacheliers.
Les pré-inscriptions dans les établissements universitaires se feront, désormais, à travers l’Internet. La transparence et la performance sont les arguments avancés par le ministère de l’Enseignement supérieur. C’est ce qui a été annoncé, hier, lors d’une conférence au siège du ministère. «Le dispositif est fin prêt», selon Haouchine Mustapha, directeur de la pédagogie à l’Enseignement supérieur. Le logiciel mis en oeuvre et conçu par l’institut national de l’informatique (INI), devra permettre aux nouveaux bacheliers, non seulement de faire leur
pré-inscription à distance mais aussi de faire des recours en cas de non-satisfaction de leurs vœux.
Trois phases constituent le processus jusqu’à l’inscription finale. Dans la première qui s’étend du 3 au 15 juillet, le bachelier devra remplir un formulaire électronique en deux parties dont une est réservée aux indications sur le bachelier et une autre qui sera réservée aux vœux ou aux choix des disciplines dans lesquelles l’étudiant veut poursuivre ses études. Une autre phase de confirmation de l’inscription et du recours suivra. Elle s’étalera du 18 eu 27 juillet. La phase d’inscription finale prévue du 19 au 31 juillet est l’ultime étape où les étudiants déposeront leurs dossiers administratifs auprès de l’établissement où ils ont été retenus. Un pli cartable contenant le guide du nouveau bachelier ainsi que la circulaire relative à la pré-inscription et l’orientation des titulaires du baccalauréat pour l’année 2006-2007 leurs seront distribués, à partir du 3 juillet.
Ce pli contient tous les détails sur l’opération d’inscription ainsi que sur les filières. La satisfaction des vœux des nouveaux titulaires du Bac, a expliqué la directrice de l’institut d’informatique, M. Derias, «est la priorité visée qui devait réduire le nombre de recours en présentant aux futures étudiants toutes les possibilités qui leur sont offertes». Les recours ne seront admis que dans le cas où l’intéressé aurait été orienté dans une filière qui lui a été imposée, en dehors du classement des voeux exprimés.
Autrement dit, le logiciel appliqué est fait de manière à «éviter les erreurs possibles dans les choix qui ne correspondent pas à la série du Bac ou aux notes exigées pour être admis dans une filière».
En plus des sites www.orientation.ini.dz, www.ini.dz et www.mesr.dz, l’Enseignement supérieur prévoit la mise en place de bureaux d’information et moyens informatiques dans tous les établissements universitaires. Un numéro de téléphone (117) gratuit qui sera opérationnel à partir du 1er juillet, est mis à leur disposition. Des «portes ouvertes» sur l’université sont également prévues. Pour sa part le directeur de l’Office national des examens et concours (ONEC) Mohamed Salhi a informé que les attestations provisoires du baccalauréat seront délivrées dès l’annonce des résultats. L’attestation définitive sera remise au plus tard dans les trois mois qui suivent.

Le Quotidien d’Oran, Salah-Eddine K., 29 juin 2006.

Inscriptions des nouveaux bacheliers

L’internet pour garantir la transparence


"Les nouvelles modalités d’inscription des nouveaux bacheliers" a été le thème de la conférence de presse tenue hier au siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS), animée conjointement par les responsables de ce département et ceux de l’Office national des examens et concours (ONEC).

Pour cette nouvelle rentrée universitaire, il est prévu 77 000 places pédagogiques. Les étudiants ayant décroché le visa d’entrée à l’université peuvent s’inscrire dans 133 filières et 420 spécialités. Pour ce qui est du système LMD, il y a 12 domaines et 500 spécialités. Cette rentrée universitaire verra l’introduction du système LMD dans 41 établissements universitaires. Lors de cette rencontre, M. Haouchine, directeur de la formation supérieure graduée, a expliqué en quoi consiste le nouveau dispositif mis en place par les services du MESRS pour orienter les nouveaux bacheliers. Concernant le calendrier des inscriptions, les bacheliers doivent suivre trois étapes, la première relative à la préinscription qui est prévue du 3 au 15 juillet prochain. La préinscription sous-entend le remplissage de la fiche de vœux au moyen d’un formulaire électronique disponible dès l’annonce des résultats du baccalauréat sur les sites internet. Dans ce contexte, selon M. Haouchine, tous les établissements universitaires mettent gratuitement une ligne internet à la disposition des nouveaux étudiants. « L’orientation de l’ensemble des bacheliers se fait au moyen d’un traitement national informatisé de toutes leurs fiches de vœux », explique l’orateur qui fait remarquer que cette année les inscriptions se feront uniquement via internet. « Cette opération d’informatisation permet la transparence et la performance dans le travail. Des encadreurs prendront en charge les étudiants et assisteront ceux qui ont des difficultés à saisir cette nouvelle méthode. Nous sommes persuadés que les étudiants vont apprécier ces nouvelles modalités d’inscription », dira M. Haouchine. La deuxième étape porte essentiellement sur la confirmation de l’inscription et des recours qui est fixée du 18 au 27 juillet prochain et enfin la phase d’inscription finale, du 19 au 31 juillet prochain. A ce stade, les étudiants doivent procéder à leur inscription définitive, directement auprès de l’établissement vers lequel ils ont été orientés. Ils doivent être munis de l’attestation de confirmation de leur inscription qu’ils auront téléchargée auparavant et imprimée ainsi que d’autres documents administratifs. L’étudiant, de l’avis de Mme Derias, directrice de l’Institut national d’informatique (INI), trouvera des facilités et ne sera confronté à aucun problème. A cet effet, des journées portes ouvertes sur l’université se tiendront du 1er au 6 juillet, dans tous les établissement d’enseignement universitaire sur le territoire national. La question qui se pose en outre, c’est de savoir comment s’effectueront les recours. Cette opération est prévue du 19 au 31 juillet, mais seuls les bacheliers orientés vers un domaine, tronc commun ou filière ne répondant à aucun choix exprimé dans la fiche de vœux ont droit à déposer un recours. « Pour éviter qu’il y ait des centaines de recours, nous avons conçu un logiciel qui rejettera automatiquement un choix fait par un étudiant et qui ne correspond nullement à la moyenne obtenue au baccalauréat. Tous les choix inutiles seront rejetés par la machine », a tenu à préciser Mme Derias. Par ailleurs, les responsables du MESRS rassurent que la rentrée universitaire se déroulera dans de bonnes conditions et que le mouvement de débrayage qui touche actuellement certaines universités ne perturbera pas les inscriptions des nouveaux bacheliers. « Aucun retard ne sera occasionné pour cette nouvelle rentrée. Nous sommes prêts à recevoir les étudiants et nous avons introduit de nouvelles modalités pour faciliter la tâche aux étudiants et à l’administration », a soutenu Mme Derias.

El Watan, Nabila AMIR, 29 juin 2006.